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samedi 10 juillet 2010

Interview du groupe Sofy Major

Pouvez-vous vous présenter individuellement (parcours etc.)? 
Mathieu, je joue de la basse et je chante dans Sofy major depuis 3 ou 4 ans je pense. En dehors des heures passés dans notre local de répétition à écouter un métronome et à fumer des cigarettes, j'habite au Raymond Bar, je participe activement à la vie du lieu. J'organise des concerts depuis 5 ou 6 ans, essentiellement de la Noise, du Hardcore et du Metal indé. A part ça, j'essaye de gagner ma vie (c'est pas gagné) en tant que gérant d'une boîte de location de tourvans et je conduis des groupes en France et en Europe. Sans ça, Seb joue de la guitare, il est charrette et jouait il y a quelques années dans un groupe qui s'appelle Electric Vein (il ne veut pas admettre que c'était un rip-off de Bluetip), et Croate joue de la batterie, il joue aussi dans Radio Maquis interviewé plus bas sur ce même blog.

Pouvez-vous présenter votre groupe ? Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Sofy Major existe depuis 4 ou 5 ans, je ne me rappelle plus, tous les musiciens du premier line-up n'y sont plus, je suis arrivé après. On doit approcher la centaine de concerts après 4 tournées dans presque tous les pays européens. Après d'innombrables changements de line-up, tout le monde s'est retrouvé habitant au Raymond Bar, un lieu autogéré primordiale à Clermont-Ferrand, on a logiquement continué à bosser là-bas en formation power trio.



D’où viens le nom du groupe (Sofy Major) ?
Aucune idée, il paraîtrait que je suis arrivé dans le groupe et que j'ai compulsivement viré tout les musiciens d'origine, du coup on ne sait pas.  


Comment composez-vous vos morceaux ?

On a adopté un système qui semble nous correspondre. On boit beaucoup de bières pendant quelques jours, on passe par des phases de bipolarités extrêmes et ensuite la composition peut commencer. Deux à trois fois par semaine pendant 3 heures, on amène des riffs, on se prend énormément la tête sur les structures des morceaux, les breaks... C'est un processus qui me paraît efficace, ça nous permet d'avoir une quinzaine de morceau par an, de les sélectionner pour le live et pour les disques. Ça a été le cas pour cette longue session d'enregistrement que nous avons fait il y a un mois pour notre prochain disque. D'autant plus qu'on jouait gros en sollicitant Andrew Schneider pour le mix (Unsane, Made Out of Babies, etc...) et Nick Zampiello au Master, il fallait vraiment que tout soit nickel. C'est Laurent Saussol un excellent ami qui s'est occupé des prises de son, et je pense que le disque au final est plutôt pas mal. C'est vrai qu'on a pas mal évolué dans le processus de composition, on s'en branlait beaucoup plus il y a quelques années, mais aujourd'hui on essaye de prendre soin de nos morceaux. Ce disque sortira en fin d'année 2010.
Pour les paroles, je ne peux que parler de chansons qui ne sont pas encore en écoute, mais globalement elles ont des volets personnels, sociaux et parfois cosmiques, les trois étant quasiment toujours en corrélation.



Pourquoi donner des nom français a des chansons écrites en anglais ?

 Ha... Aucune explication à ça... Depuis un des line-ups, il s'agit essentiellement de private jokes qui n'ont le moindre sens que pour deux ou trois personnes.


Que pensez vous des chroniques de vos album que l'on peut trouver sur les différents webzines ?

Les deux autres ne savent pas lire, donc ils s'en foutent, mais en ce qui me concerne je suis heureux que les gens apprécient globalement ce que l'on fait. On le fait avec beaucoup de sincérité, mais surtout on essaye de le faire bien.




Vous écoutez quoi comme musique ?

En ce moment ? J'écoute un album de Cursed... Quelle histoire le split de ce groupe n'empêche... Enfin bref, another drama in the scene. Sinon, j'écoute énormément de Metal, de Hardcore et de Noise. Il y a peu j'ai revu Zeni Geva en live, du coup je me refais une partie de leur discographie. Sinon, je suis bercé par Quicksand, Melvins, Godflesh, les Swans, Dead Kennedys et Fugazi, beaucoup la scène Noise Rock de Brooklyn des 90's et pas mal de Black Metal. Ha, si, dernièrement j'ai vu Saviours avec Weedeater et Black Cobra, j'ai trouvé ça mortel.





Comment préparez-vous vos concert ?

On boit également beaucoup de bières, mais généralement on surmultiplie les répètes entre un et deux mois avant le live, tout doit être nickel, les enchaînements de chanson, etc... J'aime vraiment que nos lives soient préparés longtemps à l'avance, je reste persuadé qu'un bon groupe est un groupe qui passionne le public en live, d'une manière ou d'une autre. On part quasiment toujours en concert avec notre lighteux qui élabore toujours un procédé autonome pour avoir des lights sympas lorsqu'on ne joue pas dans de grosses salles, on a la possibilité de le faire, alors on le fait.



Comment le public réagi pendant vos concert ?

Tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, fingerpointing, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant, tête en arrière, tête en avant.


Un dernier mot... 
Oui : Sébastien.


mardi 8 juin 2010

Interview du groupe +\- (plus\minus)



Could you please introduce yourself one by one ? 


Hi there, it's Maksim from +\- (plus\minus)! I'm a bass guitarist and the manager of the band.


How did the band get formed ?  How did you meet yourself ? 


We're from Kiev – the capital of Ukraine. The band was based in spring 2005. Primary line-up consisted of me, Egor, Iliya (present guitarist), another guitarist Yura, who left the band in February 2007 (moved away to study in Europe), and Tolik drummer, he has given himself up to another, more popular music. After it, other several people were playing with us. In the end we understood, that we need not the second guitarist, and cope better with group of 4 men. In spring 2007 we met Slavik (current drummer), and now he plays with us.
It was intersting to start something new in Ukraine which does not exist. Cos initially, we don’t want to engage some kind of thrash, we want to create new audience around us. To gather people with another mentality, not tryin' to swing. From the very beginning, we had a great mind to create our own cult, the cult of people who was listening to the band, the stylistics of which was nothing like it used to be in existent musicial streams in Ukraine.
Nowadays the band cosists of 4 members – Stas (vocal), Iliya (guitar), Slavik (drumms) and me (bass). In primary line-up we had 2 guitarists, but later we understood that we need not the second guitarist, and cope better with group of 4 men. We play experimental mathcore, dilute it with various styles of music – from southern till neogrind. We don’t try to mix all-in-one, joining together maximum quantity of stylistics for the sake of appearance; we try to do it with sense and sensation. Some called it Meshuggah with rock’n’roll, some kind of math’n’roll.


How do you compose your sounds? 

Everything is simple enough. Someone of us brings idea on rehearsal  and everybody starts to arranged it, as much as possible experimenting with  sounding and stylistics. Then we understand mood of a song and I write the text. Frequently it is an integral part of a composition and directly with it is connected. Sometimes ideas are born after a year, sometimes come quickly enough, all depends on mood and inspiration.


What do you talk about in your songs ? 


Well, our debut album has it’s own conception. “Emerald Island” - not just a collection of songs written in different time intervals of the group’s life, but it’s a full story - lyrical, mystical and beautiful. The name of release was borrowed from the ghost island, which was mentioned in the articles of the ship Emerald’s journal dating back to 1821, after whom it was named. This island was supposedly located between Australia and Antarctica, south of the actually existing Macquarie Island.
Most of the texts of the album are closely linked to the main story, which talks about a guy who always walked hand in hand with the girl, but their fates were that the hero was to become a brave captain of the ship, and the heroine - a cynical and deceitful whore. Because of the vicissitudes of fate the hero happens to be on opposite sides of the barricades with his former love. Death almost caught up with him, and mysteriously he gets on the island to safety, but the strange suspicion creeps into his soul.
In fact, the story is much deeper and more interesting, and it can be interpreted differently as a whole as well as its components, anyone can do it themselves after reading the texts.




Could you give me a list of your current favorite tracks ? 

To my mind it’s Mutiny Aboard, Mayday! Mayday!, Tiger Peacock and Nimrod Glarier. I guess it’s new step for us in our evolution in experiments with music styles!



How do you prepare your gigs ? 

We have a lot of long rehearsals) And if you’re interested in some kind of rituals before gigs – well, we don’t have it)


How did the audience reply on your music? 

Unfortunately, in our country people need stereotype. It was caused by absence of access to the music for a long time, there was only TV-sets and Radio as priority. With appearance of the Internet people get that access to the music, but didn’t realise thro and thro how to use it. From the very beginning there was some kind of rush who will listen to music more (and such situation takes place in the present), but all it was so casual. People don’t listen to details, keep in mind only basic stereotypes. Accordingly, when teams was appeared in Ukraine, the listener started looking for this stereotypes on the subconscious level, and not finding it - throw the band back. So that if the band really try to show individuality and uniqueness – it was pulled apart without a peep. On the West things are in another way, cos of listener has already supersaturated with stereotypes, he began to look for something totally new – experimental. That’s why there are such agiotage around us (attendance of myspace was in excess of 20000 in a day) was called by searching of something new in music. So I want a listener to conceive the music not only with sense but with the heart, conceive emotions and their genuineness.



How did you meet your label Moon Records ? 

We just sent the demo which was pleasant to a label. But unfortunately, format ЕР was fresh enough for Moon Records and we long carried on negotiations on an occasion of that to publish a minidisk. But as a result, after two weeks of constant negotiations all of us have signed the contract on release. Signing of the contract for debut album was easier task, but nevertheless. We wished to make really beautiful and pleasant release for the listener, therefore have tried to issue as much as possible colorfully it that too costed some expenses. Moon Records has agreed on all our requests and I think in two weeks at our listener there will be a possibility to take a beautiful debut album in the hands.





What can we expect of you in the nearest future? 


The main event for us –exit of a debut album in two weeks. And tour in support of release at the autumn. Meanwhile we will plan concerts in Ukraine and Russia and I hope that at last we will be touring across Europe with an “Emerald Island”. If someone from those who will read this  interview appear the desire and will have a possibility to help us with gigs in Europe – we will be very grateful to him!



If you have some final words to add, please do it here. 


Thanks for support and understanding! I wish everybody listen music with the heart, cutting off all stereotypes. Stay smart, support chaos!







mercredi 14 avril 2010

Interview du groupe Daggers

Could you please introduce yourself one by one ?
David : vocals
Thierry : guitars
Yannick : drums
Greg: bass



Where did the band name come from ? Has it a special meaning ?
We wanted something short, easy to remember. Aggressive. Kris Deweerdt, our ex singer, came with the name and we said ok... No special meaning.




How did the band get formed ? How did you meet yourself ?
Thierry and Yannick are brothers and we know each others since a long time now. Same schools, going to the same shows, playing the same epic games, and that's very important, we all love Rhapsody... We have also played in some bands before Daggers, sometime together. And for sure it was a very helpful experience because we knew that we were able to play together and with the same motivation. At the very beginning of the band, it was Thierry and I playing mathcore stuffs (well, kind of). He was drummer and I was bass player. From that moment till now we had tons of line up changes and it was a long way to get a solid one. Now it's done, we learned a lot and can finaly go forward.




How did you meet your label Anchors Aweigh Records ?
Kris organised a show for Gold Kids in our rehearsal room, one of our first show. It's a really small place, warm as fuck. The show was sick. It was the first time we met André, who's running the label.




May you describe your music ?
We play what we feel, so I guess we don't feel that good for the moment. Just want to play some pissed punk tunes.




How do you compose your sounds?
Usually Thierry come with some guitar riffs, then we change everything together and we have some kind of a song.




What do you talk about in your songs ?
Shit that pisses us off. About life and our own experiences. It's a nice therapy to avoid mass murder.




What are your main influences? Rise and Fall ?
Choking Victim.




Could you give me a list of your current favorites tracks ?
Every Rhapsody's and AC/DC's songs. They are the best to hit the road




How do you prepare your gigs ?
We rehearse, smoke weed and praise the Great Elders around altars somewhere in the forest.




How did the audience reply on your music?
It's hard to say. Some people mosh, some of them just stay and watch, we have good and bad feed back. I don't know, but things are not going so bad.




What can we expect of you in the near future?
Now that we have a solid line-up we're looking forward to work on our next LP, and tour as much as we can. We already record a song called Golden Teacher, the first we wrote together. And well, we are pretty happy of the way things are moving on.




Having played in many different venues, you must have some crazy or embarrassing stories to go with it?
There's a bunch of epic stories on tour, lots of parties. Riga was great, lot of drugs, lot of misterious alcohools. It ended at 11am in a hospital but i admit i dont remember much about the whole night.




What do you think of Belgium hardcore scene ?
We've met good friends, see and play with awesome bands but we are not so much into the whole "Hardcore scene" spirit.
Check out Midnight Souls, killer band.


dimanche 11 avril 2010

Interview du groupe Radio Maquis

Pouvez-vous vous présenter individuellement (parcours etc.)? Quels sont vos parcours musicaux respectifs ?

On est tous issus de plusieurs groupes, de divers styles, punk hardcore, punk rock ou rock, pour ceux que ça intéresse : Les Chiens Fous ou Les Putes de L’Autoroute par exemple … Nos groupe ayant splittés et la scène locale étant restreinte, nos chemins se sont inévitablement croisés, d’où la naissance, il y à maintenant 3 ans de Radio Maquis.




Comment vous êtes vous rencontrés ?

Autour du bar après un concert au Raymond Bar, dont on fait un peu de promo, c’est un endroit culte de chez nous, ou énormément de groupes ont eu l’occasion de jouer. On peut dire que c’est un peu notre repère. Notre rencontre ne pouvait que se faire la bas.



D' où viens le nom du groupe ? C'est une référence à la résistance française durant la deuxième guerre mondiale ?

Pour être concret : La radio représente la diffusion de nos idées et le maquis la résistance, on y trouve évidemment une référence à la résistance française car tout comme eux, mais à travers nos textes, nous nous opposons à des idéologies, et à un système en lequel nous ne croyons pas. Que ce soit autant au niveau politique, économique, social et on en passe !




On vous compare souvent à Tagada Jones trouvez-vous cela justifié ?

Non.



Quelles sont vos influences ?
On écoute vraiment de tout, et chacun à ses préférences, on peux dire qu’on adhère particulièrement au Punk Hardcore mais chacun trouve ses références dans divers styles, que ce soit du Hardcore, de l’Electro, de la Noise, du Crust ou même du Hip Hop.




Vous écoutez quoi comme musique ces temps ci ?

Comme pour la question précédente c’est vraiment divers et varié pour chacun, pour citer quelques groupes à la volée : Paint it Black, Raised Fist, Explosion in the Sky, Ataris Teenage Riot, Capricorns, Isis, Converge, Anti Flag, Fall of Efrafa, Tragedy, Black Flag, Minor Threat, Genghis Tron … etc etc !




Comment se passent vos concerts ? Comment le public réagi ?

En général ça se passe bien évidemment, concernant le public c’est assez aléatoire vu qu’on joue un « entre-style « , du punk mais pas que, du hardcore mais pas que, de l’electro mais pas que …Les gens qui se déplacent a nos concerts ont pas l’air de le vivre si mal que ça haha. Evidemment il y a bien quelques punks pour qui c’est trop hardcore et quelques coreux pour qui c’est trop punk mais bon. Dans tous les cas les retours sont plutôt positifs, on à pas à se plaindre!


Avez-vous des projets en cours ?

Ben justement on sort juste un vinyl 7 pouces split avec un groupe de Limoges : Myciaa, un duo electro punk de copains, déjà en vente ou très bientôt (en fonction de la date de publication de cette interview). On prépare aussi une tournée de 2 semaines dans l’Europe de l’est pour septembre 2010, on travaille dessus actuellement donc les dates ne sont pas encore fixées. Et On projette aussi l’enregistrement d’un nouvel EP dans le courant de l’année qui on l’espère verra le jour fin 2010 début 2011 ! Après tout ça on va se mettre à la préparation d‘un album, le tout agrémenté de concerts un peu partout et en avant !



Un dernier mot...

Deja merci à toi de nous avoir proposé cette interview !
Sinon pour info on joue à Tarbes le 24 avril au Celtic Pub avec Hiroshima mon Amour.
On va se mettre à la recherche de dates pour octobre, novembre, decembre donc n’hésitez pas à nous contacter ! On aimerais aussi saluer des potes qui font du son succeptible d’intéresser les gens qui lisent cet article :

Myciaa (electro punk avec qui on sort le split vinyl – limoges)
Sideburns Sweat (punk hardcore – Limoges)
Attentat Sonore (Punk Rock – Limoges)
Stalk (electro rock – clermont)
Misere Sociale Crew (electro punk hardcore – paris)
Dirty Fingers Licked (breakcore indus – toulouse) (vive la haine et la violence ;))
Insalus (crust punk – paris)
En Attendant (punkrock de jeunes qui se bougent vers chez nous)
Sofy Major (noise hardcore side project de notre batteur à clermont)
Le Dernier Singe (du rock de chez nous aussi)

On en oublie sûrement mais bon …

On remercie aussi les labels qui nous aident à sortir nos prods et nous soutiennent :

Fight or Flight Records
Guerilla Vinyl
Fuck Your Laws
Fight for your Mind
Les Ténèbres Records
Beer Records

Nos contacts pour infos :


mardi 23 mars 2010

Interview du groupe Calmos


Pouvez-vous vous présenter individuellement (parcours etc.)?

Kik au chant. Egalement guitariste chanteur dans Tasmaniac, guitariste dans Chapter Hate et aussi fondateur du projet electro-musique de films Doctor Colombani.
A la basse, Rooms qui a egalement joue dans 4..3 de trio, 109 et Mandibulbe (il y joue toujours d ailleurs).
Aux guitares Seb et Sylvain, ex membre de wanapeek pou Seb.
A la batterie Jeannot qui joue dans une multitude de groupes divers et avaries dont Tasmaniac, Lunatic Toys, Zozophonic orchestra, etc...
Au son Dom, bassiste de madame Olga et a la video Alice des Grrrls. Mais aussi xav aux lumieres et Vinz au debit de boissons et saucissons.



Comment vous êtes vous rencontrés ?

On est de vieux potes, connus par 10 d activites dans la musique en Rhone alpes. On s est retrouve autour d un bon fromage et d un bon rouge.



Est-ce que votre expérience au seins de vos différents groupes vous aide au sein de Calmos ? Si oui en quoi ?

Evidemment. Plus tu connais les ficelles du "metier", plus tu avances vite. Ca nous permet de nous saouler la gueule en repet!



Comment composez vous vos morceaux ?

Esentiellement avec nos instruments en bois d arbre. Mais un bon millesime de Saint Estephe peut suffir a trouver l inspiration.



Quels sont les groupes qui vous influencent ?

Oula...ca va de Lofofora a Entombed, en passant par Jean Ferrat et Screaming Headless Torsos.



Votre principale source d'inspiration semble être le film Calmos, n'avez vous pas peur d'être un jour à cours d'inspiration ?



Si tu as vu le film, tu sais que c est une source inepuisable d inspiration. Ce film est une philosophie de vie, on pourrait t en ecrire 3 tonnes



Il y a t'il des choses qui vous déplaise dans le film Calmos ?

Il y a une paire de scenes un peu baclees. Mais dans l ensemble, c est vraiment une pepite. On ne s en lasse jamais.







En quoi selon vous, le film Calmos n'est pas misogyne ?

Ce film n a rien a voir avec la misogynie. La preuve en est que les femmes gardent le pouvoir a la fin (ce qui avance l idee qu elles l avaient des le debut). Ce fut la reponse de Blier au MLF des annees 70. Un peu taquin, certes, mais jamais outrancie. C est une ode a la vie, a la fraternite. La bonne camaraderie, la bonne bouffe et le sang du christ en dominantes.



Quelles sont les questions de fond que soulève ce film sur les rapports entre les deux sexes ?

Tu l as vu ce film ou bien?? Qui veut quoi? Qui mene la barque? Qu elle est le sens du couple? Du sexe? Sommes d eternels dominants ou bien de simples objets sexuels, manipulables a souhaits? Pourquoi se reproduire? Que faire de ses rejetons? Pourquoi vouloir regarder sous la culotte des petites filles alors qu il y a le flageolet?



Comment réagi le publique féminin face à votre musique ?
Elles gloussent en nous montrant leurs nibards. Mais on reussira a faire passer notre message. Foi de morue!



Vous écoutez quoi comme musique ?

La, du Bethoven. Mais ca peut changer...Sur les 5 musiciens, ca balaye vraiment large. Il y a une dominante rock n roll, mais ca vire vite dans le jazz, le classique, la belle chanson francaise.



Comment préparez-vous vos concert ?

En buvant et en s habillant. Y en a qui repete, nous on evite, on perd en spontaneite apres



Comment se passent vos concerts ? Comment le public réagi ?

Pour l instant ca se passe tres bien. Les gens captent le concept et comprennent vite qu on est la pour faire decouvrir le film et pour partager. Tout. De notre rouquin a nos corps en passant par de la charcuterie. Ca bouge bien la tete, ca rigole. Les gens repartent avec le sourire dans l emsemble, ca fait plaisir.



Avez-vous des projets en cours ?

Jouer, jouer et encore jouer. On a monte 4 nouveaux titres (du coup faut un peu repeter pour ca...) et on prets a faire le tour du monde des alcooliques en tous genres
Un dernier mot...
Nous ce qui nous fait bander c est le roquefort, la frangipane, la blanquette de veau, le tabac brun et le calme. CALMOS!!!!

mercredi 3 février 2010

Interview du groupe Dirty Fingers Licked

Pouvez-vous vous présenter individuellement (parcours etc.)? Quels sont vos parcours musicaux respectifs ?
JeeJee: J'ai chanté dans plusieurs groupes metal dans le passé, notamment h-tray, line of sight, next on the list....ça a été de bonnes expériences musicales mais j'ai toujours eu un gros manque quant à mon style de prédilection qui reste de loin la musique industrielle. 
Math: j’ai joué en temps que guitariste dans deux ou trois groupes de métal du sud-ouest inconnus au bataillon et j’ai fais 10 ans  d’études musicales il y a quelques années.





Pouvez-vous présenter votre groupe ? Comment vous êtes vous rencontrés ?

Math: On joue du Digital Hardcore depuis décembre 2007. Sa a démarré entre Fab (chanteur) et moi à la sortie d’une répétition du groupe de métal pourri qu’on avait à l’époque, on a ressenti le besoin de jouer un son plus violent et plus electro, ce qui nous a amené à créer DFL. Medhi est venu s'ajouter en 2nd voix un an après et Jeejee est venu le remplacer 6 mois plus tard avec une place plus importante au chant. Dans un mois notre album sortira sur Industrial Strength Records en vinyles et digital, on a hâte d’y être!



Pourquoi Medhi est parti ? Comment s'est passé l'intégration de JeeJee ?
Math: Medhi est parti par soucis d’ordre personnelle, qui l'empêchés de pouvoir s’impliquer régulièrement dans DFL, à savoir qu’il était à l’époque et qu’il est toujours au chant dans Sihtu.
Jeejee a assisté à un des derniers concerts de Medhi avec DFL l’an dernier, on lui a proposé de prendre la succession qu’il a accepté direct. La touche de Jeejee a été radical, les voix hardcore ou aspirés apportent une putain de patate aux morceaux. 



D' où viens le nom du groupe ?

Math: Je me faisais lamentablement chier à mon taf, me suis mis à chercher un nom de groupe qui me faisais penser à du sexe crade sans rentrer dans de la vulgarité gratuite, et au bout d’un moment j’ai pondu DIRTY FINGERS LICKED. Fab a accroché donc on l’a gardé.









Lenny Dee décrit votre musique comme du Slipknot sous acides, êtes vous d'accord avec cette description ?
JeeJee: Je suis pas super enchanté de la comparaison parce que j'aime pas du tout Slipknot...mais je vois à peu près où Lenny Dee a voulu en venir. y'a de la guitare, des séquences,les chants sont saturés ...le raccourci est vite pris! je le comprend.
Math: J’ai beaucoup écouté leurs premier album, je me suis même abrutis dessus, le raccourci ne me déplaît pas, je ne m’attendais pas à sa, mais ne m’attendais à rien en particulier. Je ne crois pas avoir entendu beaucoup de comparaison à notre sujet.







Comment composez-vous vos morceaux ?

Math: je compose les séquences sur Ableton et Reason, pose 4 5 riffs hardcore indus voire punk qui vont bien, si Jeejee et Fab accrochent, on compose le chant. Les morceaux qui sortiront dans un mois étaient déjà composés à l’arrivé de Jeejee, il y a apporté quelques touches perso lors de l’enregistrement.





Quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?
Math: Rien de concret, c’est abstrait, vulgaire et violent, faites en votre propre interprétation, on a pas envie de faire passer un quelconque message. Les paroles devraient être différentes sur les prochains morceaux avec l’arrivé de Jeejee.







Quels sont les groupes qui vous ont influencés et qui vous influencent ? (Atari Teenage Riot ? The Berzerker ? Moshpit ?)
JeeJee: ATARI TEENAGE RIOT!!! depuis toujours et pour toujours. je suis fan depuis que j'ai 15 ans et je suis aussi fan de tous leurs projets personnels (un peu moins fan de nintendo teenage robot, le projet solo de alec empire). ils ont carrément bouleversé ma perception de la musique. J'aime beaucoup berzerker aussi et en ce qui concerne Moshpit, je connais ce groupe depuis à peine 
deux ans...ça serait bien triste que je m'en influence! je les aime beaucoup, on va les voir dès qu'on peu en live mais leur son n'est pas assez radical pour m'influencer.
Math: je me suis mis très tard à écouter du Digital Hardcore, mais ce qui mis a donné goût c’est Atari Teenage Riot, avant de monter DFL je ne connaissais pas The Berzerker, un peu Moshpit. Sinon, je me lave le cerveau sur du Rotator, Pantera, Androgyn Network, Delta 9...





Comment avez-vous rencontré votre label Industrial Strength Record ?

Math: On a envoyé notre album chez Lenny à New York, il nous a envoyé un mail au bout de la 4iéme piste écoutés nous disant qu’il voulait nous sortir sur ISR, il a re-confirmé peu de temps après la totale écoute de l’album, à partir de la, on a commencé à sympathiser et entamer les négociations. 





Pouvez-vous me parler de votre prochain album ? Est-ce que l'on y retrouvera les titres présent sur votre Myspace ? Est-ce qu'il y a des invités ?

Math: Il y aura 10 traxxx de Digital Hardcore, des riffs Indus bien lourds agrémentés de beats Hardcore poussés par un chant haineux!
Oui vous pourrez y retrouver les titres présent sur le myspace ainsi qu'un remix d'un putain d'artiste d'outre atlantique. Vous aurez aussi l'occasion de voir un clip video de promo pour la sortie de l'album. Pour ce qui est des invités, sur cette album il n'y en aura pas, mais il y en a dejà un de prévu sur le prochain, lui aussi d'outre atlantique, ca va bien envoyer!




 

Comment s'est passé l'enregistrement de votre album ?

Math: Sa c’est très bien passé, à l’arrache totale, pas de moyens financiers pour faire sa en studio, on a vadrouillé avec les enceintes de monitoring sur le dos entre mon salon et celui de Jeejee, les voisins ont pris cher, et malheureusement pour eux c’est pas fini... Les prochains morceaux s’annoncent plus violent encore!





Vous écoutez quoi comme musique ces temps ci ?
JeeJee: La même chose que d'habitude, j'ai pas "d'humeurs" ou de "périodes" musicales. J'écoute de tout, metal, indus, rock...je me gave quand même énormément de Combichrist, il faut le dire! je crois que j'en suis malade même. Je suis très fan de Suicide silence aussi, j'écoute plein de trucs mais ces deux là reviennent tout le temps.
Math: Handzel und Gretyl, Neil Young, Rotator, Massive Attack, Micropoint, Suicidal Tendencies.





Comment préparez vous vos concerts ?

JeeJee: Je bois.
Math: Je bois (beaucoup moins que Jeejee) et je me fais craquer les cervicales.







Comment se passent vos concerts ? Comment le public réagi ?

Math: On a eut droit à tout les scénarios possible, soit tout le monde se barre, soit tout le monde est a fond, sa pogote, sa danse. Notre dernier Live a eut lieu au Pays Basque, sa s’est super bien passé, les gens ont bien accrochés, juste avant nous avons joué sur Toulouse c’était plus que minable niveau ambiance. Notre meilleur live a été à Vicenza en Italie, en terre inconnue, on s’est tapé 2300 bornes de bagnole et sa a été le feu. Par contre les pizzas étaient dégueulasse...
JeeJee: En ce qui me concerne j'en suis qu'au deuxième live avec D.F.L donc je peux pas trop me fier à ce que j'ai vu...par contre je dirais sans aucune retenue que la musique industrielle en général est très mal représentée en France et le public est complètement à la rue à ce niveau. Notre style de musique n'est pas très fédérateur pour la jeunesse française et le pantalon taille slim ainsi que la mèche emo sont super mal représentés dans l'indus...non, vraiment, on a rien pour nous. 







Avez-vous d’autres projets en cours ?

JeeJee: J'ai un groupe de deathcore à l'état embryonnaire depuis un petit moment et je fait de la musique aussi souvent que possible tout seul comme un autiste sur cubase.







Que pensez-vous de la scène digital hardcore actuelle ?
JeeJee: Y'en a pas! les groupes sont trop isolés les uns des autres, on se connait pas, les seuls qu'on essaye de voir dès que possible c'est les Moshpit mais on peu pas parler de scène.
Math: je suis d'accord avec Jeejee... et les dernières restrictions culturelles du gouvernement français n'arrangent rien!



Un dernier mot...

Math: Merci...
 
JeeJee: Merci à toi pour l'interview et vive la haine.



vendredi 25 septembre 2009

Interview du groupe Doctor Livingstone


Pouvez-vous vous présenter individuellement (parcours etc.)?

Bonjour je m’appelle Patrice, je suis le seul membre restant du « groupe » tous les autres sont décédés.




Pouvez-vous présenter votre groupe ?

Nous existons, mourons puis renaissons à peu près tous les ans depuis une décennie. Début 2008 nous avons eu le privilège de sortir notre dernier album sur Overstage Imperator Productions. Nous avons donc fait quelques concerts, suite à quoi nous avons décidé de ne pas renouveler l’expérience et de dissoudre le groupe, sauf si on nous propose du pognon. Voilà, le prochain album devrait sortir vers le mois de mai sur BMG ou Warner, on hésite toujours, mais je pense que nous finirons par le sortir sur un petit label indé, histoire de rester intègres.



D’où viens le nom du groupe (Dr Livingstone) ? Est-ce une allusion au groupe Dottor Livingstone ?

Non, aucune allusion au groupe Dottor Livingstone, le nom vient d’une mauvaise blague issue d’une mauvaise bd, quelque chose comme ça… Tout le monde rit de notre patronyme, c’est donc parfait.



Comment décririez-vous votre musique ?

De manière dithyrambique.



Quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?

Nous vénérons Satan et les hommes, nous défendons farouchement le parti communiste juif, le mouvement homophobe jésuite afghan gay et les écologistes pollueurs capitalistes brûleurs d'églises . Tous ces thèmes nous abordassions dans nos textes.



Quelles sont vos influences ? Dillinger Escape Plan ? Converge ?

Tous les groupes qui font 609987 riffs à 3456997654 notes par morceau et dont on ne retient absolument rien, sont effectivement des groupes qui nous influencent.
Plus sérieusement, je n’aime pas du tout Dillinger, mais j’aime assez Converge, même si je n’ai pas écouté leurs deux derniers albums, et qu’au bout de trois morceaux j’éteins ma chaîne (ou deezer), je dois avouer que dans leur genre ils sont très bons. Cependant il y a des groupes qui m’ influencent mille fois plus que Converge ou tout autre groupe étiqueté hardcore.



Vous écoutez quoi comme musique ?

Je n’écoute pas de musique, tu vois, je la ressens, je la reçois, tu vois, je la vis et je la laisse prendre le contrôle de tout mon esprit et de mes sens. Puis je la transmets sous forme d’une énorme boule d’énergie et d’amour infini aux gens sensibles à la beauté, la vraie beauté, aux gens comme moi qui, peuvent vivre et partager surtout, ces moments de transcendance ultime. C’est ça la musique tu vois, on l’écoute pas, on la laisse nous écouter et nous transporter.



Vous avez l’air d’avoir un penchant pour le second degré (ce penchant est aussi constatable dans le groupe Moshpit), que pensez vous des groupes qui se prennent trop au sérieux ?

Je n’ai jamais réfléchi à la question. J’ai, cependant, un penchant pour l’argent.



Comment se passent vos concerts ? Comment le public réagi ?

Je n’ai plus trop le temps de faire des concerts avec Doctor Livingstone; en ce moment je suis trop occupé à claquer tout le fric que j’ai gagné grâce aux ventes du précédent album. Je suis soit sur mon porte avion décore par Dior, soit dans ma villa en or plaqué à Acapulco, soit dans ma piscine olympique suspendue de mon palais à Dubaï à débattre sur la pauvreté et les inégalités dans le monde. Quand j’aurai cramé toutes mes royalties, c'est-à-dire dans 789765 ans, peut être que je repenserais à faire des tournées dans des bars ou des caves humides.



Avez-vous d’autres projets en cours ?

Je compose actuellement pour Madonna, je produis le prochain Britney Spears, je donne des cours de chant à Elvis Presley et je fais le son du prochain David Guetta.


Un dernier mot...

Support your local underground scene !

mercredi 23 septembre 2009

Interview du groupe Payday


Pouvez-vous vous présenter individuellement (parcours etc.)?
Bandanarbre, directeur financier d'un gros groupe d'assurance suisse.
Diplômé de Sup de Co Montpellier en 2002, il a travaillé pour de petites sociétés d'un noyau dur de la finance (Hope & Commit, Illegal Process..), a coopéré avec des instances associatives locales et continue encore discrètement, compte tenu de son statut social. Il siège actuellement au conseil d'administration de Dr Livingstone Corp. à titre honorifique.


Frédébile: trader et animateur sur Bloomberg TV.
Sorti de l'ESSEC Cergy-Pontoise en 1999, il intègre aisément le milieu corporatiste Montpelliérain, grâce à son père. Les contrats défilent pour ce jeune trader talentueux à l’ascension fulgurante. Les meilleures entreprises se paient ses services, et il se voit finalement officier à Wall Street pour Marvin USA, et à la bourse de Paris pour Superbeatnik, avant de se faire remarquer par la célèbre chaîne pour ses talents d’orateur.  
Saminable: directeur des ressources humaines chez KTO TV
Enfant prodige de l’ingénierie des matériaux, il démarre en tant qu’ingénieur des ponts et chaussées, accompli de monumentaux ouvrages, mais tente une reconversion. Il est l’un des deux Chanceliers conseillers Suprêmes de la loge maçonnique Montpelliéraine, et abuse de ses relations pour intégrer le show-business.


Vinsanglier: comptable de Madoff (2002-2008) et bras droit d'Arbre.
Enfant d’agriculteur, il travailla dans une mine de souffre jusqu’à ses 14 ans. Il prit sa revanche en s’enfuyant de sa Charente natale et vint réclamer l’asile politique. Superbeatnik France le prit sous son aile, et il grimpa les échelons, non sans mal, grâce à la soif de vaincre qui fait aujourd’hui sa réputation. A trempé dans de  sombres histoires de corruption, étouffées par non-lieu, probablement grâce à Saminable…




Pouvez-vous présenter votre groupe ?
Des requins de la finance, des passionnés de chiffres. On embrase les livres de comptes.




D’où  viens le nom du groupe (Payday) ?
Le 3 Février 2006, on venait tous de toucher nos stock options, Cela semblait naturel de monter un groupe appelé comme ça.




Le dessin sur la pochette de votre album « Yes Week-end » est énigmatique (des hommes pendus avec têtes d’animaux, de mégaphones), de plus on peut y lire « just do it, yes we can », qui j’imagine, est une allusion à la marque à la virgule, et à l’actuel président des Etats-Unis d’Amérique. Pouvez-vous nous en dire plus ?


Nous voulions un slogan efficace pour la prochaine campagne, proche du peuple, alors on a embauché les pontes en matière de communication. J'espère qu'on se verra pas assignés en justice, sinon notre département juridique risque d'avoir les nuits longues!
Pour l’artwork, nous avons puisé dans notre bibliothèque, exclusivement constituée de pièces uniques rachetées à d’éminents historiens et conservateurs américains de la guerre de Sécession. Malgré nos réussites sociales respectives, nous n’oublions pas d’enfoncer des portes ouvertes. Nous sommes  contre l’esclavagisme, la famine, les idées reçues, la pensée unique, les maladies, et les enfants.




Quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?


Dieu notre chef et ses belles tenues, le milieu hospitalier psychiatrique, l’armée et son infinie finesse, notre mégalomanie, les murs, la bourse et tous les tracas qu'elle nous cause… des sujets dans le vent.




Vous écoutez quoi comme musique ?
De Mississipi John Hurt à An albatross, des Who à Oxes, des Misfits aux Svinkels, de Shellac à 31 Knots, de X-Or à Shub… noise, rock, hardcore, blues du delta, rock dur,  hip-hop, folk, pop… la liste serait trop longue, et de toutes façons non exhaustive.



Comment se passent vos concerts ? Comment le public réagi ?


Vinsanglier casse le matériel, Frédébile et Bandanarbre jouent la finale de Rolland-Garros 1992, et Saminable fait l’arbitre.
Chez nous, comme c’est le comité d’entreprise qui fait office de public, il nous rend l’énergie qu’on lui donne sinon , on lui coupe les vivres. A l’extérieur, ça dépend des comités des fêtes locaux. Je t’invite à demander aux gens qui nous on vus, je me sens pas de parler pour eux.




 Un dernier mot...
On était les dernières personnes à qui poser ces questions. Merci à toi de t’être intéressé à nous quand même, merci à tous ceux qu’on aime, ceux qui nous ont fait jouer, ceux qui viennent remplir(ou pas) les salles de concerts…

mercredi 3 juin 2009

Interview du groupe Day of the Fisherman


Pouvez-vous présenter votre groupe ?

Ben (guitare) : Le groupe s’est monté en 2007 autour de Pat (guitare), Ludo (chant), et moi-même. Nous avons commencé avec un autre bassiste et un autre batteur, qui ont rapidement quitté le groupe par manque de temps. Ils ont vite été remplacés par Jérôme (basse) et Will (batterie). Le line up reste inchangé depuis.



D’où viens le nom du groupe ?

Ludo (chant) : Tu ne connais pas le jour du poissonnier ? Bin t'as pas connu ma grand mère ... c'est simple s'appeler le jour du poissonnier (ou pêcheur littéralement) c'est dire qu'on offre un moment d'une simplicité inouïe, c'est se remettre à notre place car à l’époque le jeudi chez ma grand mère t'avais le poissonnier qui faisait le tour du quartier et c'est con mais c'était une fête ... maintenant on va bouffer de moins en moins de poisson si ce n'est que des sticks du captain igloo en faisant la fête sur facebook.
En fait c'est juste un prétexte pour avoir un nom qui sonne genre on est tendance tout en ayant un fond réac’ :)



Comment décririez-vous votre musique ?

Ben : Il nous est toujours un peu difficile de décrire notre musique. Je dirais que nous faisons du hardcore de par l’intensité des morceaux, mais toujours en essayant de mettre en avant nos émotions, que ce soit par le chant et/ou par les arrangements. Nous nous efforçons de ne pas faire que des morceaux rentre-dedans, mais aussi de créer des atmosphères, même si de toute façon, ces dernières viennent naturellement.



Qu’est-ce que vous entendez par hardcore efficace et sincère ?

Pat (guitare) : Sincère parce qu’à chaque fois que l’on se retrouve sur scène ou dans notre local, c’est la même émotion qui nous envahie, on fait notre propre musique et c’est avec une certaine rage, une grosse dose d’intensité et beaucoup de plaisir qu’on se retrouve a chaque fois pour jouer. Le hardcore, pour nous ce n’est pas une histoire de style, de famille ou de genre, mais une forme de déversoir d’émotions brutes….il n’y a qu’à voir Ludo en concert pour s’en convaincre.




Pouvez-vous me parler de votre prochain effort discographique ?

Ben : Nous sommes allé enregistrer notre premier EP 5 titres au studio Bud Records à Bordeaux, sous la houlette de Mat’, guitariste de Gorod. Après beaucoup de repet’ et quelques concerts, il était temps pour nous de poser nos compositions sur galette.

Le choix de Bud records pour l’enregistrer s’est imposé presque immédiatement, car nous savions que Mat’ ferait du très bon boulot. Et nous ne nous sommes pas trompés car nous sommes très contents du résultat, et humainement, Mat’ est vraiment quelqu’un de très professionnel, très à l’écoute, avec une oreille impressionnante. Super expérience que nous n’hésiterons pas à renouveler avec lui.



Comment s’est faite la rencontre avec Scott Hull (Pig Destroyer) ?

Ben : Scott avait déjà effectué les masters de Gorod, et de Juggernaut, et au vu du fait que Mat’ avait souvent travaillé avec lui, ainsi que de la qualité de son travail, il était naturel pour nous de le choisir pour masteriser notre Ep.

C’est quelqu’un de très sympa, qui a très bien compris ce que nous voulions.




Quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?


Ludo : C'est assez personnel au final même si l'on se risque à parler de notre ressenti par rapport à l'actualité. Le but du texte est indissociable de la scène car je n'imagine pas dissocier le propos de sa forme ou de son contexte d'action. L'idée est de rester dans l'émotion brute au risque de déplaire au peu de gens qui liront les paroles. Les textes comme le chant sont finalement là afin de camper des personnages et d'être dans quelque chose de très théâtral à la limite de la performance. Au final le groupe ne revendique rien ouvertement si ce n'est une forme de jusqu'auboutisme. Les textes ont notamment fait débat au sein du groupe. Pour résumer, il n’y a donc pas de thème de prédilection si ce n'est le genre humain ; il ne faut chercher à associer nos morceaux entre eux car l'idée est de vivre à chaque fois une histoire différente. Même si il n’y a pas de références directement littéraires j'avoue néanmoins que le jusqu’auboutisme de Gaspard Noé et des Kickback reste parmi mes références; je reste également assez fan de ce qu'a pu faire Jello Biaffra ...



Vous écoutez quoi comme musique ?

Ben : On écoute un peu de tout. Cela va du bon rock bien pêchu au métal extrême en passant par l’electro et le hip hop pour certains. Pas mal de hardcore aussi bien entendu.


Avez-vous d’autres projets en cours ?


Will (batterie) : Pour ma part, j’ai d’autres formations à coté, « The Automators » situés à la frontière entre le rock’n’roll et l’électro, qui sort son premier EP 4 titres début juin, et « Up Yours » un trio math-stoner avec lequel on a participé au FUCKFEST organisé par « GTKO? GTOK! » et le site « Nextclues ». Ludo chante également pour brainstuck, un groupe de fusion dans le style rage against the machine, qui devrait enregistrer un maxi sous peu.




Il y a une tournée de prévu ?

Ben : Nous espérons grâce à la sortie du maxi faire un maximum de dates possibles. Bien sûr, une tournée serait le pied, mais déjà faut-il trouver le plan pour la faire.





Un dernier mot...

Jérôme (basse) : Les concerts sont plus que jamais un des rares moyens d'exister pour des groupes comme le nôtre; Un manque de fréquentation et de soutien font que pas mal de salles ferment… venez aux concerts ! En restant le nez un peu trop collé sur facebook, il est bien probable qu'il ne restent que les clubs de "questions pour un champion" pour s'éclater le weekend. Pour finir, si vous n'avez pas la maille de vous payer notre cd, ne le grattez pas n'importe où : on préfère vous filer des fichiers de qualité si vous nous le demandez et avoir ainsi un son correct, tous ceux qui ont bossés sur le projet n'en seront que plus contents…

Ben : Merci pour l’interview, et par celui-ci l’attention que tu portes au groupe.

Membres